HOW IMPACT THE MUSEUM ?

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Avocate

Fondatrice du Musée de la Femme (MF) www.museedelafemme.qc.ca

Muséologue et candidate au doctorat à l’UQAM (muséologie, médiation, patrimoine)

Membre du CELAT | projet de recherche : Droit, gestion et musées : protection et valorisation du patrimoine immatériel

 

jeudi 22 mai 2014


LE PATRIMOINE IMMATERIEL & LES MUSEES
L'immatériel, aussi dénommé la créativité ou l’innovation, est un sujet incontournable du 21e siècle. Il se décline sous moult formes dans les musées : valorisation et sécurisation des collections, bases de données, expositions, produits dérivés, multimédia, savoir-faire, logos, brevets et marques. Au-delà des différentes fonctions muséales que sont la conservation, la diffusion et l’exposition, la transfiguration des musées gardiens d’objets en musées investis d’immatériel est d’actualité.
 
Selon Christopher Hale, les musées doivent dorénavant se positionner comme « acquirers of rights in addition to being acquirers of objects[1] », c’est-à-dire comme étant des « acquéreurs de droits » en plus d'être « acquéreurs d'objets ». Conséquemment, comment les musées titulaires détenteurs et titulaires de propriété intellectuelle peuvent-ils assurer la maîtrise de la gestion et la prise de possession de façon globale, de ce patrimoine immatériel ?

Cet enjeu de taille s’appuie sur le nécessaire développement de ressources propres[2], la convergence technologique et la recherche d’attractivité. En effet, les paradigmes du geste architecturale, de la nature des collections, du rayonnement des expositions et des activités innovantes participent, désormais, au renforcement de la réputation, de l’image et de la valeur symbolique des musées[3]. La transformation et la réorganisation de l’institution muséale ancrée dans une logique de rentabilité, de développement des partenariats, d’attachement aux chiffres[4] de fréquentation et au flux de la billetterie et/ou de la boutique, ouvrent tout autant la voie à des formes de valorisation par les droits de propriété intellectuelle.

À l’heure où dans la hiérarchisation des mandats des musées, la logique de management est de plus en plus calqué sur le mode de gestion des entreprises[5], autant les musées « phare[6] » que les petits musées sont dorénavant tournés vers le public, le partenariat privé  et la coopération entre les institutions.




[1] HALE, Christopher. (2002). Institutional IP Policy from an International Perspective. Canada : Museum Computer Network Conference. En ligne. [http://www.ninch.org/copyright/2002/toronto.report.html] (page consultée le 17 décembre 2013).
[2] BORDONABA, Laure. (2011). « Les Musées et l’argent ». Cahiers Philosophiques. No.124. 1er trimestre. p.110. En ligne. [http://www2.cndp.fr/revuecphil/124/situations_musees-argent.pdf] (page consultée le 12 avril 2014).
[3] AAKER, David. (2010). Building Strong Brands. États-Unis : The Free Press (Simon & Schuster Inc.). 400p.
[4] GUILLOT, Antoine. (2014). « Qui a la plus grosse fréquentation? » France Culturel : Revue de presse culturelle d’Antoine Guillot. En ligne. [http://www.franceculture.fr/emission-revue-de-presse-culturelle-d-antoine-guillot-qui-a-la-plus-grosse-frequentation-2014-01-29] (page consultée le 12 avril 2014).
[5] VIVANT, Elsa. (2008). « Du musée-conservateur au musée-entrepreneur ». Téoros. Vol.27. No.3. p.43-52. En ligne. [http://teoros.revues.org/82] (page consultée le 17 décembre 2013).
[6] En référence aux grands musées nationaux ou privés.

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